Feuille d’information du 15 au 21 mars 2026
Réjouis-toi

Quatrième dimanche du Carême ! Aujourd’hui, la liturgie devient plus douce pour nous rappeler que la fête de Pâques approche. Ce quatrième dimanche est aussi connu comme le dimanche de la joie. L’antienne d’ouverture du Missel Romain commence par le latin « laetare », qui signifie « réjouis-toi », car l’Église nous convie à la joie. Mais pourquoi se réjouir alors que nous sommes en pleine période de Carême ? Contrairement à ce qu’on pense souvent, le Carême n’est pas destiné à être un temps de tristesse. C’est un moment privilégié, un temps fort, pour approfondir notre relation avec Dieu, découvrir davantage le mystère du Christ et chercher à adapter notre vie à cette découverte (cf. Collecte du premier dimanche de carême). En outre, nous éprouvons de la joie parce que nous avons franchi la moitié du parcours, et la lumière de Pâques commence à illuminer peu à peu l’obscurité de nos déserts.
Ce dimanche, la couleur violette peut être remplacée par le rose, symbole de l’aurore. Comme l’aveugle-né évoqué dans l’Évangile de ce jour (cf. Jn 9, 1-41), nous traversons l’obscurité avec Jésus afin de trouver la vraie lumière. En effet, le rose résulte du mélange du violet et du blanc, représentant à la fois la nuit de la pénitence ou de l’aveuglement et la lumière de la résurrection ou de la vue retrouvée ! À l’image de cet homme de l’Évangile qui vivait dans les ténèbres et dont Jésus rendit la vue, nous sommes aussi invités aujourd’hui à quitter l’obscurité pour rejoindre la lumière de la résurrection au bout de notre cheminement. Voilà la source profonde de la joie chrétienne. Cette joie ne dépend pas des circonstances extérieures, mais repose sur la conviction que Dieu nous aime, que le Christ, son Fils, nous sauve et que Jésus a triomphé de la mort. Jésus veut nous associer à sa victoire, comme il avait promis : « Pour moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes » (Jn 12, 32).
Le véritable aveuglement dans la vie ne réside pas simplement dans la cécité physique, mais surtout dans le manque de foi et l’incapacité à croire en Jésus et en sa parole. C’est ce que Jésus reproche aux pharisiens dans l’Évangile du jour : ils pensent voir alors qu’ils restent aveugles. Jésus est venu apporter la lumière, afin que chacun puisse percevoir, juger et comprendre les réalités de ce monde non seulement grâce à la vue ou à l’intelligence, mais aussi — et avant tout — grâce à la lumière de la foi. Demandons alors Jésus d’augmenter notre foi et que l’Esprit Saint nous illumine pour que nous puissions vivre honnêtement en enfants de lumière. Que nous produisions les fruit de la lumière qui sont : bonté, justice et vérité, en sachant reconnaitre ce qui peut plaire au Seigneur (cf. Ep 5, 8-14).
Bonne route vers Pâques !
Père Narindra Augustin
