Feuille d’information du 5 au 11 avril 2026
Une joie offerte à tous
Le Christ est ressuscité, en vérité, il est ressuscité, Alléluia !
Ce jour de la Résurrection est un jour de joie pour tous. Si la fête de Pâques est la fête des chrétiens par excellence, si elle est le sommet de l’année liturgique, si elle est la « carte d’identité » de la foi chrétienne, elle concerne en réalité le monde entier.
En ressuscitant, Jésus ouvre les portes de la Vie à tous les hommes. Ses bras ouverts sur la croix voulaient rassembler tous les hommes, de tous les horizons et de tous les temps. Après la Résurrection, il enverra les Apôtres, témoins de sa Résurrection, annoncer l’Evangile par toute la terre.
Ce n’est pas une affaire d’opinion, comme si Jésus n’était ressuscité que pour ceux qui croient en lui ; pour les autres, il n’aurait aucune existence. Sa venue en notre monde est un fait réel, un fait de notre histoire, de même que sa mort sur la croix, et sa Résurrection, qui ouvre notre histoire à la vie éternelle.
Dans la puissance de l’Esprit très Saint, il veut nous faire prendre part à sa Vie incorruptible. C’est cela, le baptême. Jésus nous a sauvé sans nous, c’est un don de sa grâce, comme saint Paul le rappelle. Mais il ne nous sauve pas malgré nous. Ceux qui ont reçu le baptême en cette nuit de Pâques témoignent de la puissance de la grâce qui nous est offerte.
Si nos évêques d’Île de France ont voulu le concile provincial et le catéchuménat, ce n’est pas simplement pour faire émerger de bonnes idées et de bonnes pratiques. C’est pour opérer une vraie transformation, et même une conversion de nos communautés, afin de prendre les moyens d’accueillir tous ceux qui frappent à notre porte. C’est aussi pour entrer nous-mêmes dans une attitude catéchuménale : redécouvrir notre vie de baptisé comme un don toujours nouveau, magnifique et inouï. Si l’enthousiasme des baptisés de la nuit de Pâques nous fait envie, il n’y a pas de raison que nous ne partagions pas ce même enthousiasme. Quand l’Eglise nous fait renouveler les promesses de notre baptême, c’est pour nous rappeler que notre baptême est toujours neuf. A la suite de nos frères juifs qui disent (comme Jésus lui-même le fit) en célébrant Pessah : « cette nuit, nous avons été libérés de l’esclavage d’Egypte », les chrétiens disent : « en vérité, cette nuit, le Christ est ressuscité d’entre les morts ». Et ils peuvent dire, dans le même élan : « cette nuit, le baptême m’a fait renaître pour la Vie incorruptible. Que tout mon être chante la gloire de Dieu ! »
Belle et sainte fête de Pâques à tous !
Père Henri de l’Eprevier
