Feuille d’information du 04 au 10 janvier 2026

Feuille d’information du 04 au 10 janvier 2026

Jésus, notre soleil levant

C’est au cœur d’une nuit froide d’hiver qu’est né Jésus. A vrai dire, les évangiles nous donnent peu de détails sur les circonstances précises de sa naissance, mais l’Eglise voit juste quand elle situe la Nativité dans la nuit du 24 au 25 décembre, aussitôt après le solstice d’hiver. « Le peuple qui demeurait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière » (Is 9,1, première lecture de la messe de la nuit de Noël). Comme une flambée qui éclaire et réchauffe ceux qui sont dans la nuit, l’enfant Jésus attire à lui tous les hommes de ce monde qui cherchent Dieu.

Zacharie, le père de Jean Baptiste, donne à Jésus le nom de « soleil levant » (Lc 1,78). Jésus est
comme le soleil : la lumière de sa vérité nous éclaire, la chaleur de son amour nous réchauffe. Ce sont d’abord les bergers, les plus proches, qui viendront le rencontrer. Puis les habitants de Bethléem, et les juifs d’alentour. Et enfin les païens, à commencer par les Mages venus d’Orient.

A qui nous identifions nous ? A sainte Marie et à saint Joseph, ou aux habitants de Bethléem ? Jésus, nous le connaissons, nous sommes des habitués, et nous nous réjouissons de pouvoir nous approcher de lui familièrement – comme auprès d’un feu. Mais il y a tous ceux qui sont loin. Et Jésus est venu pour eux aussi ! Il y a des mages encore aujourd’hui ! Ce sont particulièrement les catéchumènes, désireux de profiter eux aussi de la lumière et de la chaleur bienfaisantes que procure l’enfant Jésus. Ils sont de plus en plus nombreux à se présenter à la porte de la maison de Bethléem. De plus en plus nombreux à demander le baptême. Nous avons la joie d’en accueillir encore ce dimanche. L’arrivée des catéchumènes est pour notre communauté un don, une grâce qu’il nous faut reconnaître. C’est aussi un défi : nous devons savoir les accueillir, entendre leurs attentes et leurs questions, être prêts à témoigner de notre foi auprès d’eux.

Justement, cette année, de juin 2026 à l’été 2027, aura lieu un concile, sous la conduite des évêques d’Île de France, sur le thème « catéchumènes et néophytes, de nouvelles perspectives pour la vie de notre Église dans nos diocèses ».

Parallèlement, le Diocèse de Paris accomplit un travail, qui sera sûrement moins visible, mais fondamental également, sur la manière d’envisager la vie de nos paroisses dans les dix prochaines années («3P2035»). Nous pouvons le porter dans la prière.

Pour nous, la question se pose toujours de la date d’ouverture de l’église. La perspective de l’automne 2026 semble assez probable. C’est le souhait de la Ville de Paris et de tous ceux qui sont engagés dans les travaux. Cela ne dépend pas de nous. Il nous revient d’accompagner ces travaux de notre prière. Et de ne rien négliger pour que vive notre communauté, qui est d’abord une communauté de « pierres vivantes ». Les fraternités sainte Anne sont l’exemple le plus parlant de ce que peut être notre engagement dans la vie paroissiale, vécue dans un cadre de prière, de vie fraternelle, et dans un esprit de service.

Retenons bien aussi la date de l’Ascension, pour notre pèlerinage à Caen et à Lisieux, sur les pas de saint Jean Eudes et de sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.

Belle et sainte année à tous. Que sainte Anne veille sur notre paroisse et sur chacun de nous, alors que nous nous réjouissons du don que Dieu nous fait en nous donnant Jésus !

Père Henri de l’Eprevier