Feuille d’information du 22 au 28 mars 2026
Dieu, notre Dieu, n’est pas le Dieu des morts, il est le Dieu des vivants

Dieu, notre Dieu, n’est pas le Dieu des morts, il est le Dieu des vivants.
Ce 5eme dimanche du Carême est aussi appelé dimanche de Lazare, d’après l’Évangile d’aujourd’hui qui raconte le retour à la vie de ce personnage biblique, frère de Marthe et de Marie de Béthanie, grâce à l’œuvre de Jésus. C’est la longue histoire qui, avec les deux autres, entendues les dimanches précédents, celle de la Samaritaine et l’autre de l’aveugle-né, forme un «triptyque de Carême » pour aider les catéchumènes, et nous tous aussi, déjà baptisés, à goûter la beauté et la profondeur du cheminement de la foi en Christ.
Nous voilà donc à ce moment précis, orientés sur le chemin qui nous mène vers cet évènement majeur de la Passion du Christ. Quatre semaines se sont donc écoulées depuis le début du Carême. Comme le rappelait le Père Philippe -Jacques dans son homélie de la semaine dernière, ce temps de Carême est aussi et avant tout un temps propice pour se laisser transformer, un temps de conversion, un temps de préparation à l’avènement d’un temps nouveau, celui de la lumière retrouvée.
Nous pouvons dès lors, faire un premier bilan de ce temps de conversion !
L’avons-nous mis à profit ? Comment, dans quel état d’esprit abordons-nous cette période qui va nous mener jusqu’à Pâques ?
Car il ne s’agit pas de respecter une coutume, mais bien d’agir pour que cette période nous transforme profondément, pour que la parole de Dieu agisse en nous comme une molécule agirait pour atteindre les replis du cœur, pour un cœur plus ouvert, plus attentif, plus miséricordieux.
Ce dimanche est aussi le 3ème et dernier « scrutin » proposé aux catéchumènes qui se préparent à recevoir le baptême à Pâques. Le scrutin, il ne s’agit pas d’élections… mais du nom qui désigne le fait que les catéchumènes se laissent scruter par Dieu, est une prière particulière pour les catéchumènes, avec imposition de la main par le célébrant, afin d’affermir leur cœur pour qu’ils discernent « ce qu’il y a de faible, de malade et de mauvais pour le guérir » et « ce qu’il y a de bien, de bon et de saint », et afin d’approfondir leur désir de salut et la découverte de tout ce qui s’y oppose.
Dans cet Évangile de Jean, par la résurrection de Lazare, le Christ se manifeste comme le maître de la vie et de la mort. C’est la figure de ce Sauveur, source d’eau vive, lumière du monde, qui est proposée à celles et à ceux qui s’acheminent vers le baptême qu’ils recevront au cours de la Vigile pascale.
Dans cette parabole, c’est aussi un questionnement qui nous est transmis : « Est-ce que tu crois ? Crois-tu que je peux te faire vivre ? Crois-tu que la puissance de mon amour est plus forte que les liens de la mort ? Crois-tu que la délivrance jaillie du cœur du Christ est plus vaste que les regrets, la culpabilité ou la faute ? Crois-tu que Dieu est plus grand que ton cœur ? Crois-tu qu’il peut te relever ?…
Cette question de la foi, au cœur de la question du baptême.
Nous aussi nous serons invités au cours de la Vigile pascale à renouveler la profession de foi de notre baptême au Dieu Trinité, source de toute vie, Fils unique égal au Père envoyé en ce monde pour le salut des hommes.
C’est par le renouvellement de cette profession de foi que nous sommes invités, dans cette période de Carême, à préparer la Résurrection et la vie, et que nous croyons en la capacité du Christ à nous délier de tout ce qui nous retient au tombeau, aux sentiments mortifères.
Que cette montée vers Pâques ravive en nous la conviction que Dieu, notre Dieu, ne veut pas la mort du pécheur mais sa conversion et sa vie. Que cette certitude ouvre nos cœurs pour accueillir la miséricorde et le pardon de Dieu, afin d’être capable de Lui demander de nous pardonner et d’entrer dans une relation vivante et aimante avec Jésus.
Belle montée vers Pâques !
Sylvain Thibon
