Feuille d’information du 28 juin au 04 juillet 2026

Merci sainte Anne
Quand, à l’Ascension 2022, nous sommes allés en pèlerinage à la basilique Sainte-Anne d’Auray pour confier à notre sainte patronne les travaux définitifs de confortation de l’église qui allaient commencer, le recteur nous a parlé des charismes liés à sainte Anne : un charisme de transmission, et un charisme de vie fraternelle entre les générations. Il me semble que nous l’expérimentons dans notre paroisse.
Un charisme de transmission : la paroisse a une histoire qui n’est pas banale, marquée par les figures des religieuses de saint Vincent de Paul, de l’abbé Miramont, le curé fondateur, du martyre des Dominicains d’Arcueil, et surtout de Paulin Enfert, fondateur du patronage Saint-Joseph et de la Mie de Pain. Il sera, si Dieu le veut, béatifié un jour, puis canonisé. Paulin Enfert n’est pas seulement une figure du passé dont nous pouvons légitimement être très fiers, puisqu’il fut paroissien et catéchiste de notre communauté. Il reste bien vivant aujourd’hui. Il l’est comme tous ceux qui nous ont précédés, et particulièrement ceux qui nous ont marqués ces dernières années. Comment ne pas évoquer notre cher père Paul, qui nous a quittés en plein exercice de son ministère. Nous avons reçu de nos anciens une foi vivante, à nous de vivre cette foi pour la partager autour de nous et pour la transmettre aux générations les plus jeunes.
Un charisme de vie fraternelle entre les générations. On peut véritablement comparer notre paroisse à une famille où chacun sait qu’il aura sa place, quel qu’il soit. L’amour fraternel se traduit par l’attention envers chaque personne, et par l’attention des différentes générations entre elles. Avoir comme sainte patronne celle qui fut la mère de la Vierge Marie, c’est avoir un lien particulier avec la Sainte Famille. L’accompagnement des familles et des plus jeunes est une priorité dans notre paroisse. La fermeture de l’église ne l’a pas facilité,
et pourtant il s’est poursuivi, et il est appelé à se déployer de nouveau avec la prochaine réouverture. Permettez-moi de dire combien l’accompagnement des enfants du catéchisme, et l’accompagnement des catéchumènes et des confirmands, reste essentiel pour la vie de notre communauté. Catéchisme et catéchuménat, c’est comme la « prunelle des yeux » d’une paroisse (l’image est du prophète Zacharie). Ils traduisent la fécondité de la grâce, et nous appellent sans cesse à accueillir ceux qui ont soif de connaître le Seigneur. Au terme de ces années passées comme curé de Sainte-Anne, je rends grâces à Dieu pour tout ce que nous avons vécu, pour la tâche accomplie avec vous et à votre service, avec mes frères prêtres et diacres, avec les salariés, avec les bénévoles, si nombreux au service de la vie de notre communauté. Quitter Sainte- Anne représente pour moi, vous le devinez bien, un réel arrachement. Je le vis avec confiance, car il s’agit d’abord du service de l’Eglise, et c’est le Seigneur qui est l’unique Pasteur de la communauté.
Tout n’a pas été facile avec les fermetures de l’Eglise, depuis 2014, et surtout depuis 2022. Nous avons vu pourtant qu’une paroisse, c’est une communauté de pierres vivantes, toujours plus importantes que les pierres minérales, même si celles-ci sont nécessaires. C’est d’ailleurs pour cela que la Ville de Paris, les ingénieurs et les ouvriers ont déployé les efforts que nous savons pour faire reposer sur de bonnes fondations notre si belle église. Je tiens à les en remercier, ainsi que la Mairie du XIIIe, et à vous dire à vous, paroissiens, mon
admiration pour votre patience.
Après l’été, le père Philippe-Jacques de Bengy va rejoindre sa nouvelle paroisse dans le Diocèse de Châlons-en-Champagne. Le père Narindra-Augustin va repartir pour Antsirabé, son Diocèse à Madagascar, pour une mission au séminaire. Ça a été une joie de partager avec eux et avec le père Louis Thiers la mission pastorale, ainsi qu’avec nos diacres Sylvain et Xavier.Trois prêtres vont arriver en septembre : le père Bruno de Mas-Latrie, nouveau curé, le père Gilles Garcia, et le père Jules-Benson Théodore, qui vient d’Haïti. Nous leur souhaitons dès à présent la bienvenue. Vous saurez les accueillir, comme vous m’avez accueilli, avec beaucoup de chaleur. Une belle année se prépare, avec la réouverture de l’église. Chacun sera au rendez-vous, non seulement pour les festivités, mais pour toute l’année. Soyons certains que sainte Anne continuera d’accompagner notre communauté, comme elle n’a cessé de le faire. Merci, sainte Anne, pour votre maternelle attention envers chacun.
Gardons au cœur la joie que Dieu nous donne, et continuons de Le servir dans la confiance.
Père Henri de l’Eprevier
