Feuille d’information du 14 au 20 juin 2026
« Prions donc le maître de la moisson !
Nous venons de célébrer le vendredi juin la Solennité du Sacré-Cœur de Jésus. Depuis 1995, l’Eglise, par le Pape saint Jean-Paul II a institué la fête du Sacré-Cœur de Jésus comme journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres. L’intention du Pape est d’inviter tous les fidèles du monde entier à prier spécialement pour la sainteté, le ministère et le soutien spirituel de leurs prêtres et des séminaristes, afin qu’ils se configurent particulièrement au cœur du « Bon Pasteur ».
Cette invitation du Pape trouve particulièrement son fondement scripturaire dans l’Evangile de ce dimanche. C’est en effet Jésus en personne qui demande dans l’Evangile : « La moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ; priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers dans sa moisson » (Mt 9, 37-38).
Regardez autour de nous. La moisson, ce n’est pas un mot vide de sens. Elle est là, visible dans la soif de sens de notre société d’aujourd’hui, dans le besoin de soutient et d’accompagnement de ceux qui souffrent et qui vivent seuls, et dans la vitalité de notre communauté qui veut grandir et s’épanouir encore et encore. Le monde attend une parole d’espérance. Nous avons besoin d’un repère solide face aux multiples dérives aujourd’hui. Notre société a besoin des hommes et des femmes capables de ne pas se résigner et de persévérer dans le bien : des personnes protégeant les plus fragiles et ouvrant de voies de réconciliation (cf. Magnifique humanité n° 211).
Si les bras manquent parfois ou les énergies s’épuisent, il faut se rappeler de cette parole de Jésus dans l’Evangile : priez donc le maître de la moisson ! Priez, ce n’est pas toutefois attendre passivement que les autres s’engagent à notre place. C’est avant accepter d’ouvrir notre cœur à l’appel du Seigneur. C’est susciter des vocations qu’elles soient sacerdotales, religieuses ou laïques, en rendant notre paroisse toujours plus vivante et accueillante. Chacun de nous est en effet cet ouvrier attendu à la moisson du Seigneur, par notre baptême. Cette prière de Jésus est ainsi d’une certaine manière une invitation pour chacun de nous à avancer au large (cf. Lc 5, 4). La moisson reste belle et grande et qu’elle nécessite notre soin et notre engagement. Confions ensemble notre marche à l’amour miséricordieux de notre Seigneur.
Que le maître de la moisson vous bénisse et vous garde !
Père Narindra Augustin

