Feuille d’information du 12 au 18 octobre 2026
«Annuncio vobis gaudium magnum »
Non ce n’est pas l’annonce de l’élection d’un nouveau pape, mais bien la réouverture de notre église ! Date tellement attendue et désirée ! L’annonce a été faite lors de notre journée paroissiale dimanche dernier : l’archevêque viendra rouvrir notre église le dimanche 13 décembre, lors du 3e dimanche de l’Avent, dit de Gaudete. « Réjouissez-vous ! ». Ce dimanche marquera le début d’un temps de fête et de joie qui rassemblera notre communauté paroissiale, mais aussi tous les habitants du quartier qui souhaiteront partager cette même joie.
Invitons donc largement !
L’évangile de ce dimanche donne l’exemple d’une large invitation : au festin des noces du fils du roi, tous, « bons et méchants », sont invités. « Allez donc aux croisées des chemins : tous ceux que vous trouverez, invitez-les à la noce. » Ainsi ferons-nous aussi ! Nous imiterons cette largesse ! Il y a cependant un détail qui pose question : quel est donc ce roi si susceptible qu’il passe par l’épée ceux qui n’acceptent pas son invitation ? Et que dire du sort réservé à celui qui n’avait pas de vêtement de noces ? Bien évidemment nous n’irons pas occire ceux qui resteraient en marge des réjouissances proposées… mais comment comprendre la réaction du roi de l’évangile ? Il nous faut admettre que ne pas répondre à l’invitation signe une condamnation à mort. C’est sans doute là l’enseignement du jour. Si nous sommes invités au festin des Noces de l’Agneau, cet appel est aussi une vocation qui revêt une nécessité salutaire. Être aux noces, c’est entrer dans la vie. Que reprocher à celui qui n’a pas la robe nuptiale ? De n’avoir pas ouvert la bouche. Il aurait pu dire « Kyrie eleison » qu’il aura appris à chanter à la messe le dimanche, ou bien rendre grâce car « grande est la miséricorde du Seigneur ». Le prophète Isaïe nous rappelle dans la première lecture la nécessité du salut pour que le voile de deuil qui recouvre notre monde laisse place à la joie des Noces de l’Agneau.
Dès à présent, répondons à l’invitation et invitons largement !
Père Louis Thiers
